En quoi les méditations proposées ici
diffèrent de la pleine conscience classique
La pleine conscience se concentre principalement sur l’observation de l’instant présent :
respirer, ressentir, accueillir ce qui se manifeste en soi, sans jugement.
L'espace des méditations que je propose s’appuie sur ces bases, mais va plus loin.
Elles intègrent une dimension énergétique et spirituelle propre au Reiki :
un travail subtil avec le Ki (énergie vitale), une attention à l’alignement intérieur, et une ouverture au calme profond qui accompagne la pratique.
Ce n’est pas seulement une présence au moment, mais aussi une manière de se relier, de retrouver un espace d’unité et de clarté.
Cette approche invite à un retour à soi plus global : respiration, sensations, mais aussi circulation du Ki, qualité du cœur, et ancrage dans la tradition Usui.
Elles peuvent donc être vécues comme des méditations de pleine conscience… tout en offrant un chemin plus intérieur, plus structurant, que j'espère plus relié.
Elles prennent la forme du “je”, afin que chacun puisse les habiter à sa façon, ou les laisser évoluer selon son propre chemin.
La méditation est un temps de pause où l’on revient à soi, à son souffle, à la
sensation d’être vivant, ici et maintenant. Elle permet d’apaiser le mental,
de relâcher les tensions et d’ouvrir un espace intérieur plus clair, plus doux.
Méditer ce n'est pas cogiter ou révasser, c'est justement une façon d'appaiseer le mental !
Méditer régulièrement, même quelques minutes, aide à traverser les émotions,
à habiter son corps et à accueillir ce qui se présente avec plus de conscience.
C’est un entraînement à la présence, qui soutient naturellement le travail énergétique et le Reiki.
Comment méditer ?
Vous pouvez vous asseoir dans une position qui vous est confortable (ou vous allonger).
Il est possible d’écouter les méditations au casque en vous déplaçant, mais il est
préférable, autant que possible, de rester immobile et dans l’écoute.
Les fichiers audio peuvent être écoutés avec ou sans fond musical (en mettant le curseur à 0) :
vous choisissez ainsi de vous laisser porter uniquement par la voix, ou d’y associer votre propre univers sonore.
Vous portez votre attention sur votre souffle, sans chercher à contrôler la respiration,
et vous laissez peu à peu les tensions du corps se relâcher.
Quand vous vous sentez prêt, vous lancez la lecture audio… et vous vous laissez simplement accompagner.
La zone violeltte (fixe) en haut de la page permet le contrôle de la lecture des voix et des ambiances sonores :
Choisissez une méditation dans les menus et démarrez la lecture avec le bouton qui se trouve dans chaque rubrique.
La barre de lecture :
– play/pause pour la voix
– la barre de progression indique le temps écoulé et le temps restant
- le titre de la médiation choisie est affiché, un clic sur celui-ci revient à la méditation concernée
– en dessous un curseur permet de règler le niveau sonore de la voix
– un second curseur permet de régler le volume sonore des ambiances musicales
Ambiances :
Elles se déclenchent automatiquement, certaines sont liées à des médiations, d'autres sont aléatoires
– un bouton play/pause pour le fond musical
– sélection douce dans la liste des ambiances
L’autofade diminue automatiquement le fond musical dix secondes après la fin de la lecture de la piste voix.
Vous pouvez changer, arrêter l’ambiance à tout moment, en appuyant sur pause, la lecture s'estompe doucement jusqu'à l'arret.
Vous pouvez vous déplacer, parcourir d'autres médiations dans cette page tout en continuant la lecture du son sans l'altérer
63 ambiances musicales libres de droit les accompagnent.
Vous pouvez copier le lien "partager" pour envoyer par message l'accès direct à la médiation choisie.
Introduction à la méditation 2'43
un temps pour soi
La méditation est un temps de pause où l’on revient à soi, à son souffle, à la sensation d’être vivant, ici et maintenant.
Elle permet d’apaiser le mental, de relâcher les tensions et d’ouvrir un espace intérieur plus clair, plus doux.
Méditer ce n'est pas cogiter ou révasser, c'est justement une façon d'appaiser le mental !
Alors, voici en introduction une façon simple de commencer les temps d'écoute.
Méditer, préparation, débuter, position, posture, respiration, commencer, se poser
Si je suis face à une situation où une personne ressent une remontée émotionnelle (douleur violente, crise de larmes, mal au ventre soudain…), je peux lui apporter mon aide.
Soit en utilisant le point de décharge situé sous l’appendice (côté droit du ventre) avec la main gauche pour les droitiers ou avec les deux mains, et je garde la position quelques minutes, soit en utilisant cette technique d’ancrage :
Je me place aux pieds de la personne, en plaçant mes pouces sur le centre de la plante des pieds, les paumes couvrant le dessus des pieds.
J’inspire et je visualise l’énergie qui sort des pieds de la personne comme si elle était aspirée par mes mains. Plusieurs respirations lentes peuvent être réalisées à la suite jusqu’à ce que la situation s’apaise.
Je me lave les mains pour "vider" toutes ces émotions… dans l’eau !
ancrage, crise de larmes, remontée émotionnelle, aide envers autrui, douleur violente, mal au ventre, point de décharge
Possédant près de 40 000 neurones ainsi qu’un réseau complexe et dense de neurotransmetteurs, le cœur communique directement avec le cerveau. En agissant sur mon rythme cardiaque via des exercices de respiration, j’ai la possibilité d’envoyer des messages positifs au cerveau. L’exercice vise à mettre mon rythme cardiaque en cohérence, c’est-à-dire à harmoniser les intervalles entre deux battements successifs.
Je commence par une respiration profonde et lente. Cela abaisse mon rythme cardiaque.
Jusqu'à dix : du mental vers le coeur.
Je porte mon attention sur le cœur, l’organe, et je prends le temps d’en être à l’écoute.
Je ressens le souffle qui le traverse et qui vient me purifier. Il traverse le cœur et emporte tout ce que les organes ont pu accumuler.
Je laisse venir une sensation de bien-être, de douceur, de chaleur.
Si des images me viennent je les accueille sans m’y attarder et je les laisse partir pour accueillir le calme. Je me laisse envahir par cette sensation pure.
Merci à JP Chupin qui relate cette technique mise au point par le Heartmath Institute of Boulder.
Je suis un arbre – L'alignement cosmo-tellurique 3'12
Reprendre conscience de ma verticalité
Debout, les pieds au sol je deviens mon propre arbre : je me reconnecte avec le ciel et la terre. Reprendre conscience de ma verticalité et me laisser nourrir de l’énergie du sol (tellurique) et du ciel (cosmique), par la respiration est un exercice simple et puissant.
Je commence par me tenir debout, les jambes écartées de la largeur des hanches, le bassin légèrement en avant pour maintenir ma colonne verticale droite,
Je vide doucement l’air contenu dans mes poumons par la bouche,
Je prends une inspiration profonde depuis la terre comme si mes pieds dans le sol étaient des racines. Je sens le souffle parcourir mes pieds, remonter le long de mes jambes, le long de ma colonne vertébrale jusqu’à mon cœur.
Je maintiens un instant l’air une fois mes poumons pleins, et je souffle par la bouche.
Je prends une inspiration profonde depuis le ciel comme si des branches avaient poussé vers le ciel, je sens le souffle descendre comme de la sève à l’intérieur de mes branches, arriver au-dessus de ma tête, descendre le long de ma nuque jusqu’à mon cœur.
Je maintiens un instant l’air une fois mes poumons pleins, et je souffle par la bouche…
Cet exercice vise à me faire ressentir l’énergie qui passe dans les mains lors d’une séance énergétique. Il me permet d’approcher la perception de l’énergie de manière tout à fait concrète entre mes mains.
La respiration favorise la concentration, la visualisation m’évite de m’accrocher aux pensées parasites.
Assis confortablement, je commence par une respiration par le ventre, lente et profonde. Mon rythme cardiaque s’apaise.
Je place les paumes à une quinzaine de centimètres devant ma poitrine, je presse mes paumes l’une contre l’autre en position "Gassho".
Je ressens le contact, la chaleur de mes mains, je laisse venir une sensation de douceur, en respirant profondément.
Je frotte les paumes de mes mains pendant 30 secondes, puis je les place à environ 2cm l'une de l'autre
J’inspire par le nez en gonflant le ventre d’abord, puis en laissant circuler l’air dans ma poitrine.
Sur l’inspiration, j’écarte lentement les mains l’une de l’autre, je les maintiens écartées à quelques centimètres l’une de l’autre -je peux ouvrir les yeux un instant pour vérifier qu'elles sont bien en face l’une de l’autre-.
Comme si je soufflais à travers une paille, j’expire lentement par la bouche, et sans les faire se toucher, je rapproche mes mains l’une de l’autre.
Je répète ce mouvement : éloignement de mains sur l’inspiration, rapprochement sur l’expiration, et j'ajuste leur écartement jusqu’à vingt centimètres environ.
Au bout de quelques respirations, je peux ressentir une pression qui s’intensifie lorsque mes mains se rapprochent.
Je visualise une énergie blanche se former entre mes mains et, comme pour tenir une petite balle, j’entoure cette boule blanche de mes mains.
Au fil de mes respirations, je la laisse prendre de plus en plus de volume et de lumière ; elle peut même donner l’impression d’être caoutchouteuse, avec une certaine résistance ressentie.
Pendant quelques minutes, je l’apprécie : je la caresse, tourne autour, joue de sa densité, j’essaie de la faire changer de couleur pour qu’elle me plaise le plus.
Une fois cette jolie boule d’énergie apprivoisée, je la conserve dans mes mains que doucement j’ouvre vers moi, que je rapproche de ma poitrine pour la laisser entrer dans mon cœur.
Merci à JP Chupin qui relate cette technique expliquée par Maurice Collin et Billy Roberts.
Le "secret" maintenant, comme pour toute pratique spirituelle est l'assiduité. Je constate un réel résultat si je pratique 5 à 10mn chaque jour, et au bout que quelques semaines la sensibilité se sera beaucoup développée, et permet de se rendre compte qu'avec un peu de travail, cela est à la portée de tous.
developpement de la sensibilité, énergie, énergétique, apprentissage, mains
je prends conscience de l’énergie dans tout mon être
Assis ou allongé, je prends conscience de l’énergie dans tout mon être, (à réaliser sur environ 20 mn ou plus, l'audio est une version rapide de 8mn).
Je ferme les yeux et je me détends en laissant venir une respiration lente et profonde. Je prends conscience de mon ventre qui se gonfle et se dégonfle comme un ballon et je relâche mes épaules.
Je laisse passer les idées et les images ; si une idée vient je ne m’y attache pas et je la laisse s’effacer.
Je prends conscience de mon pied gauche. Je porte mon attention sur celui-ci, sur les éventuelles douleurs ou crispations.
Je remonte doucement jusqu’à la cheville où je fais un arrêt, je peux bouger le pied pour le dégourdir ou le détendre.
Je remonte le long du mollet en balayant lentement l’avant et l’arrière de ma jambe jusqu’au genou où je fais une pause. Chaque petite pause est un temps pour apprécier l’état du parcours qui précède et de l’endroit où mon attention se porte.
Je remonte lentement le long de ma cuisse, en ressentant l’avant tout comme l’arrière de celle-ci jusqu’à ma hanche.
J’installe cette énergie dans le bas de mon bassin et je la laisse rayonner dans le bas de mon ventre. J’apprécie sa chaleur et sa douceur.
Je prends conscience de mon pied droit, et je refais le même parcours de manière symétrique jusqu’à mon bassin. Si une tension, une douleur ou une crispation se manifeste j’essaie de la noter et de la libérer au passage sans pour autant m’y fixer.
Je porte mon attention sur le bas de mon ventre, là où j’ai laissé les énergies des deux jambes, puis je remonte lentement le long de ma colonne vertébrale. Je prends le temps d’apprécier mon dos, je peux bouger légèrement pour le détendre, je prends également conscience des organes de mon ventre, de mon diaphragme.
J’installe cette énergie dans mon plexus solaire et je la laisse rayonner un moment ; je la sens m’apaiser doucement.
Je porte mon attention sur le haut de ma tête, puis je fais descendre lentement cette attention vers le bas : je détends mes tempes, je décrispe le front, je la sens caresser mes yeux, mes oreilles, mes joues, ma mâchoire ; je prends conscience de la position de ma langue que je relâche et je déglutis.
Je descends doucement vers la gorge et je relâche les tensions de mon cou, de mes épaules.
Je porte mon attention sur mon épaule gauche et je descends doucement à l’extérieur le long de mon bras gauche : le coude, l’avant-bras, le poignet.
Je porte mon attention sur le dos de ma main gauche : je ressens sa chaleur, je lâche les doigts, je vais jusqu’au bout des doigts qui se détendent doucement, puis je remonte dans la paume de ma main, je ressens sa chaleur, son humidité, sa vibration.
Je remonte le long du bras à l’intérieur, je marque une pause à l’intérieur du coude, je continue vers l’épaule et jusqu’au bas de ma gorge.
Je porte mon attention sur l’épaule droite et je descends doucement le long du bras droit de l’extérieur : coude, avant-bras, poignet.
Je porte mon attention sur le dos de ma main droite : je ressens sa chaleur, je lâche les doigts, je les laisse se détendre, puis je remonte dans la paume, je ressens chaleur, humidité, vibration.
Je remonte le long du bras intérieur, pause au coude, puis jusqu’à l’épaule et au bas de la gorge.
Je descends lentement depuis la gorge vers le coccyx en prenant conscience de tous les organes sur ce chemin, en relâchant les tensions au passage.
Je respire doucement et profondément et je sens tout le parcours qu’a éveillé cette promenade à l’intérieur de mon corps.
circulation énergétique, promenade, perception, relâcher les tensions, conscience de l’énergie
Une méditation pour revenir à soi. reconnaître le moment juste et s’accorder enfin un véritable oui intérieur.
« Je mérite ma propre présence
autant que tout ce qui m’entoure. »
Et quand ce oui est posé,
les gestes changent naturellement.
Aller vers l’autre ne devient plus une prise de risque,
mais une continuité.
affirmation, conscience de soi, présence, révélation, acceptation
Aider ne signifie ni guider ni convaincre, mais laisser l’autre trouver son propre élan.
Dans l’accompagnement Reiki, le plus grand soin offert à l’autre est parfois celui que l’on se donne en silence.
Cette méditation nous rappelle que lorsque nous soutenons quelqu’un, nous apprenons aussi à nous transformer.
Un moment pour se recentrer et honorer la croissance de chacun, et où la rencontre devient une joie réciproque.
Ku (空) : ouverture, ciel, vide non privatif Ma (間) : intervalle, entre, l’espace de résonance Mu (無) : non-être/non-chose, absence féconde
Méditation guidée pour traverser l’obscurité intérieure et rencontrer le vide comme espace d’origine.
Une expérience de silence dense, où la lumière se reconnaît sans forme et sans objet.
Ku–Ma–Mu : l’ouverture, l’intervalle et le sans-forme d’où tout surgit.
le vide, lumière, silence, recentrage, conscience, présence, révélation, universel
Cette méditation invite à tendre la main avec sincérité, à laisser le cœur s’ouvrir sans attendre de retour, et à se tenir dans la posture Reiki où l’on n’aide plus pour obtenir, mais où l’on laisse simplement le vivant suivre sa voie.
le vide, lumière, silence, recentrage, conscience, présence, révélation, universel
Nous disposons déja de tous ces outils et pourtant, il est parfois necessaire d'apprendre à nouveau à les utiliser.
Cette méditation ne va pas vous apprendre à respirer, ne vas pas vous guider et vous forcer à vous détendre. Vous connaissez déja tout, mais si c'est le mental qui vous dirige, je vous donne ici une clé pour laisser l'énergie vous guider.
Chaque arbre fleurit à sa propre saison, avec sa couleur, son parfum, sa forme unique. Aucun ne cherche à imiter l’autre, et pourtant chacun contribue à la beauté du printemps.
Oubaitori nous invite à ne pas nous comparer, mais à fleurir à notre manière, selon notre propre rythme et nature.
C’est une célébration de l’unicité et de la valeur intrinsèque de chaque être.
「桜梅桃李それぞれの花を咲かせる」
Le cerisier, le prunier, le pêcher et l’abricotier font chacun fleurir leurs propres fleurs.
respecter les rythmes, unicité, un temps pour chaque chose
Ima (今) — le maintenant
Ce caractère désigne le moment présent, cet instant unique qui se renouvelle sans cesse.
Il ne se fige pas : ima est vivant, toujours en mouvement.
Être dans ima, c’est habiter la respiration de l’instant, sans chercher à le retenir ni à le comprendre.
Koko (ここ) — le ici
Ce mot désigne le lieu exact où nous sommes, non pas sur une carte, mais dans la réalité vécue.
Koko n’est pas seulement un espace physique : c’est le point de rencontre entre soi et le monde, entre l’intérieur et l’extérieur.
L’ici et maintenant n’est pas une idée à comprendre, mais une expérience à vivre.
C’est le silence qui s’installe quand on écoute vraiment.
Le vide entre deux respirations.
La lumière qui change sur un mur, l’ombre qui s’étire, le corps qui se détend sans effort.
Être ici et maintenant, c’est laisser tomber la distance entre soi et la vie.
「今ここに生きる。」 Vivre ici, maintenant.
Ni ailleurs, ni plus tard — simplement là, où tout commence.
ici et maintenanrt, savourer l'instant, temps présent, alignement temporel, vivre dans le présent
夕 (yū) : le soir
暮れ (gure) : la fin, le déclin, le moment où la lumière s’éteint
Ainsi, yūgure n’est pas seulement « le soir », mais le moment où le jour s’incline doucement vers la nuit, où tout semble suspendu.
Les contours s’effacent, les sons deviennent plus doux, le cœur se tourne naturellement vers l’intérieur.
Dans la poésie japonaise (haïku, waka), yūgure évoque souvent :
la nostalgie du temps qui passe,
la paix après l’agitation,
la présence silencieuse de ce qui s’éloigne.
「夕暮れは、すべてが静かにひとつになる時。」 Yūgure est le moment où tout devient silencieusement un.
tolérence, dépouillement, unicité, sérénité, le soir, le temps qui passe, l'agitation, le calme, la paix
Le mot 幽 (yū) signifie obscur, profond, caché, et 玄 (gen) évoque le mystère, l’énigme, ce qui dépasse la compréhension.
Ensemble, yūgen désigne le mystère profond de la beauté qui échappe aux mots et à la forme.
Ce concept est né dans la poésie et le théâtre japonais (notamment le Nō), où il désigne ce moment suspendu où le visible ouvre sur l’invisible, où le geste ou le silence suggèrent bien plus qu’ils ne montrent.
「幽玄とは、言葉にできないほど深く美しいもの。」 Yūgen, c’est ce qui est trop profond et trop beau pour être exprimé par des mots.
un pas vers la lumière intérieure, mystère, profondeur, silence, invisible et visible
Le caractère 縁 (en) évoque littéralement le bord, la lisière — ce lieu de contact subtil entre deux réalités.
Par extension, il désigne tout ce qui relie :
les rencontres,
les situations providentielles,
les circonstances qui font naître une relation ou un événement.
C’est une manière de reconnaître que rien n’arrive par hasard, que chaque relation porte un sens, une résonance, même imperceptible.
「人の縁は不思議なものです。」 Les liens entre les êtres humains sont des choses mystérieuses.
le lien entre toute chose, la relation, relier, synchronicité, hasard, circonstances, resonnance, sens
Dans une pratique intérieure, isogaba maware rappelle que la profondeur demande du temps.
Vouloir brûler les étapes — apprendre vite, guérir vite, transmettre vite — conduit à perdre le cœur même de l’expérience.
C’est en prenant le “détour” de la patience, de l’écoute et de la présence que l’on atteint l’essentiel.
「急がば回れ」 Quand la hâte te pousse, fais un pas de côté. Le détour est souvent le vrai chemin.
esprit clair, prendre le temps, hâte, calme, lenteur, brûler les étapes, vitesse, l'éloge du détour juste
Wabi (侘) : la sobriété, la simplicité, la paix née du détachement matériel et du dépouillement intérieur.
À l’origine, wabi évoquait la solitude ou la mélancolie de celui qui vit à l’écart du monde. Mais avec le temps, le sens s’est transformé : il s’agit désormais de trouver la beauté dans la simplicité, la tranquillité dans le manque.
Sabi (寂) : la patine du temps, la beauté de l’usure, la sérénité née du passage des saisons.
Sabi évoque la grâce tranquille des choses qui ont vécu, qui portent leurs marques et continuent pourtant de rayonner d’une présence subtile.
Ensemble, wabi-sabi célèbre l’imperfection, l’impermanence et l’incomplétude — non comme des défauts, mais comme la véritable nature de la vie.
「侘び寂びとは、完全の中にではなく、不完全の中に美を見出す心である。」 Wabi-sabi, c’est le cœur capable de voir la beauté non dans la perfection, mais dans l’imperfection.
L'art du kintsugi, qui consiste à souligner d'or les failles d'un objet cassé au lieu de les masquer, s'inscrit dans le courant du wabi-sabi en invitant à admirer l'imperfection des fêlures de l'objet.
Yoshuku (予祝) est une pratique spirituelle japonaise consistant à
bénir et célébrer un résultat avant qu’il ne se manifeste, comme s’il était déjà accompli.
Le terme associe yo (à l’avance) et shuku (bénédiction, célébration).
Yoshuku repose sur l’idée que la conscience, l’intention et l’état intérieur précèdent et orientent la réalité vécue.
En entrant volontairement dans un état de gratitude et de reconnaissance anticipée, on crée une cohérence entre intention, émotion et action.
Yoshuku n’est ni une méthode de visualisation volontariste ni une projection mentale.
C’est un positionnement de conscience : se tenir, dès maintenant, dans la gratitude de ce qui est appelé à advenir, sans tension ni attente.
ici et maintenant, préparer l'instant, temps présent, alignement temporel, vivre dans le présent
Quelques mots pour accompagner la douleur de la perte d'un être cher
La douleur est un seuil.
Quand tu la traverses, tu découvres sa nature lumineuse.
Elle n’était pas venue pour te blesser, mais pour t’apprendre la profondeur du lien.
accompagnement, douleur, chagrin, peine, deuil, sérénité, laisser partir un être cher, âme
Waka — Offrande au Passage
Le souffle s’apaise,
la lumière se déploie,
comme l’aube neuve —
entre ciel et terre claire
se tait le dernier soupir.
Rien ne s’éteint ici,
le ruisseau change de lit,
non de nature.
Ce qui fut forme s’efface,
la source demeure en paix.
Sous la fleur tombée,
le fruit déjà se prépare.
Ainsi la vie va —
mouvante, douce et sans fin,
respirant d’un monde à l’autre.
Main sur le cœur, calme,
je m’incline dans le vent.
Mon amour s’étend,
sans vouloir retenir rien,
seulement bénir le pas.
Dans le grand silence,
toute séparation fond.
Un même éclat vit —
toi, moi, le ciel et la terre,
unis dans la même clarté.
accompagnement, douleur, chagrin, peine, deuil, sérénité, laisser partir un être cher, âme, passage, regrets